Quelques chiffres...

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Quelques chiffres...

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Épuisement des ressources, effondrement de la biodiversité, déforestation massive, acidification des océans,

appauvrissement des sols, fonte des glaces, dégel du permafrost, montée des eaux... 

Étude après étude, les faits se confirment et les chiffres s'aggravent.

ATTENTION : âmes sensibles s'abstenir... 

Et dire qu'il y en a encore quelques-un·e·s pour penser

que les personnes convaincues de l'imminence d'un effondrement exagèrent la situation...

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Épuisement des ressources

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En 2019, le jour du dépassement écologique planétaire a eu lieu le 29 juillet !!!

C'était le 1er août en 2018...

En France, c'est le 5 mai, aux Etats-Unis, le 14 mars et au Quatar, le 9 février...

C'était le 23 décembre en 1970, le 3 novembre en 1980 et le 4 octobre en 2000...

À ce rythme, nous avons besoin d'1,7 Terre pour répondre à nos besoins actuels.

Si toute l'humanité vivait comme la France : 2,8 planètes, les États-Unis : 4,8, le Quatar : 6...

Le « jour du dépassement », c’est cette date de l’année à laquelle la totalité des ressources, que notre planète est capable de (ré)générer en un an, est épuisée par l’humanité (calcul effectué par l’ONG américaine Global Footprint Network). Au niveau mondial, la date était celle du 1er août en 2018, ce qui signifie qu’il nous faut environ 1,7 Terre pour répondre à nos besoins actuels. Si le monde vivait au rythme de la France, les ressources seraient épuisées dès le 5 mai… et nous aurions besoin de 2,8 planètes terre. 4,8 seraient nécessaires si l’ensemble des humains vivaient comme des américains, 6 au rythme du Quatar et 9 à celui du Luxembourg…

SOURCE : Global Footprint Network

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Le Pic pétrolier (pétrole conventionnel) a été atteint en 2006.

Un pic est le moment où le débit d'extraction d'une ressource atteint un plafond avant de décliner inexorablement.

Bonne nouvelle : à partir de cette date, il en reste encore la moitié dans le sol.

Mauvaise nouvelle : la moitié restante est de plus en plus profonde, difficile d'accès...

SOURCE : Agence internationale de l'Énergie (AIE)

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Le Taux de Retour Énergétique (TRE) du pétrole est de plus en plus faible :

15:1 aujourd'hui au lieu de 100:1 au début du XXème siècle

Le TRE minimal pour répondre aux besoins actuels de l'humanité est de 12:1*

C'est le rapport entre l'énergie extraite et l'énergie investie pour aller chercher cette énergie (machines nécessaire à l'extraction, distance parcourue pour atteindre les puits, profondeur à creuser...).

Au début du XXème siècle, aux Etats-Unis, un baril de pétrole investi dans l'extraction permettait de récolter 100 barils (TRE = 100:1).

En 1990, toujours aux Etats-Unis, le TRE n'était plus que de 35:1 et en 2015 de 11:1.

En 2015, le TRE moyen de la production mondiale de pétrole conventionnel se situe aux alentours de 15:1 (entre 10:1 et 20:1).

Et le pétrole non conventionnel (qui permet de retarder l'échéance de la panne sèche) a un TRE encore plus faible.

Sables bitumineux (entre 2:1 et 4:1) - Pétrole de schiste (5:1)

Lorsque le rapport est de 1 pour 1, le jeu n'en vaut plus la chandelle...

Voilà pourquoi nous manquerons de pétrole bien plus vite qu'on ne le pense !

Pour info, le TRE du nucléaire est situé entre 5:1 et 15:1, celui du charbon est de 50:1 (27:1) en Chine.

* TRE 12:1 : Il s'agit d'un seuil en de ça duquel il ne sera plus possible de couvrir l'ensemble de nos besoins, les services offerts à la population (production alimentaire, construction de nos habitats, chauffage, confection de nos vêtements, fonctionnement des systèmes sanitaires, fonctionnement de la justice, de la santé, de l'éducation, de la sécurité, loisirs, tourisme...). Sous ce seuil, nous serons obligé·e·s de faire des choix qui risquent de devenir rapidement cornéliens...

* SOURCES : "Energy, EROI and quality of life" J.G. Lambert & "What is the minimum EROI that a sustainable society must have" C.A.S. Hall

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« Le déclin du pétrole entraînera le déclin de toutes les autres énergies. »*

Les énergies renouvelables n'ont pas assez de puissance

pour compenser le déclin des énergies fossiles.

Le TRE des énergies "renouvelables"est assez faible.

Photovoltaïque US (grands miroirs dans le désert -1,6:1) - Photovoltaïque en Espagne (2,5:1)

Éolien (3,8:1 en comptabilisant l'énergie nécessaire au stockage de l'énergie générée)

« Et... il n'y a pas assez d'énergies fossiles (ni de métaux rares) pour développer massivement les énergies renouvelables de façon à compenser le déclin annoncé des énergies fossiles. »

* SOURCE : "Comment tout peut s'effondrer" de Pablo Servigne et Raphaël Stevens

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Effondrement de la Biodiversité végétale

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Entre 13 et 15 millions d'hectares de forêts disparaissent chaque année,

soit environ le ¼ de la superficie française ou l'équivalent de la Belgique.

Dont 3,6 millions d'hectares de forêt tropicale primaire.

2 400 arbres sont abattus chaque minute, soit 1,26 milliards par an !

L'équivalent d'un terrain de foot disparait chaque... seconde !

La déforestation s’est produite au rythme de 130 000 km2 (13 millions d’hectares) par an en moyenne de 1990 à 2005 (= la Grèce), Mais ce chiffre de 13 millions d'hectares est trompeur car il tient compte des surfaces replantées et de l’expansion naturelle des forêts dans certains pays et régions. Ainsi, si on tient compte des hausses et des pertes estimées, la perte nette totale de superficie forestière sur la période 1990-2000 était d’environ 89 000 km2 par an.

L’Amazonie en est la principale victime à 53 % avec la disparition de 42.510.000.000 m2 de couvert forestier par an,

soit 1.350 m2 à chaque seconde, ce qui correspond à la surface d’un terrain de football toutes les 7 secondes.

Perte de surface de la forêt amazonienne :

-20% de sa surface d'origine en 50 ans (1970-2017).  Au rythme actuel : -55% en 2030 et -100% en 2050 !

SOURCE : FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture)

La disparition des forêts primaires est dramatique car elles sont irremplaçables pour préserver la biodiversité.

Elles forment un écosystème extrêmement important et stockent plus de carbone que les autres forêts.

SOURCE : Global Forest Watch

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Le Phytoplancton, notre principale source d'O2,

est gravement menacé par l'acidification des océans et la surpêche

Il s'agit du plancton végétal, c'est à dire l'ensemble des organismes végétaux vivant en suspension dans l'eau.

Plus de 70% de la surface de la planète est recouverte d'eau. Le phytoplancton produit entre 50 et 85% de l'oxygène (O2) terrestre, selon les saisons.

Il joue un rôle essentiel dans la régulation du climat, notamment en pompant le CO2 qu'il transforme en O2.

Il est aussi indispensable pour nourrir les organismes comme le zooplancton, les larves de poisson, de crustacés...

Sa dégradation a donc des impacts sur l'ensemble de la chaîne alimentaire marine...

L'acidification des océans a une double origine : les excès de rejet de CO2 et l'utilisation de pesticides dans l'agriculture intensive.

L'effondrement du phytoplancton du fait d'une trop grande acidification des océans serait une véritable catastrophe pour les écosystèmes marins et la vie sur terre. Le biologiste Pierre Mollo, du centre Océanopolis de Brest et co-auteur du livre "Le manuel du plancton" milite pour que le plancton soit déclaré patrimoine de l'humanité.

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Effondrement de la Biodiversité animale

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60% des populations d'animaux sauvages ont disparu en 44 ans !

Le rythme est 100 à 1 000 fois supérieur au taux naturel...

Seulement un quart des terres ont échappé aux activités humaines.

Un chiffre qui devrait chuter à seulement 10% en 2050 si l’on ne change rien.

Entre 1970 et 2014, les populations de vertébrés - poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles - ont chuté de 60% au niveau mondial et de 89% dans les tropiques, l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale. Les espèces n’ont jamais décliné à un rythme si rapide, qui est aujourd’hui cent à mille fois supérieur que celui calculé au cours des temps géologiques. 

Ce chiffre est à envisager en volume et non en nombre d'espèces disparues. Il n'en reste pas moins absolument catastrophique.

Il s'agit bel et bien de la 6ème extinction de masse des espèces. La 5ème est celle qui a entrainé la disparition des dinosaures il y a 65 millions d'années, suite à la percussion violente de notre planète par un météorite. Or, la 6ème extinction a pour seule et unique origine l'activité humaine (anthropocène).

SOURCE : WWF - Rapport "Planète vivante" 2018

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1 million d’espèces animales et végétales – soit une sur huit – risquent de disparaître à brève échéance de la surface de la Terre ou du fond des océans.

« La santé des écosystèmes dont nous dépendons, comme toutes les autres espèces, se dégrade plus vite que jamais », résume le président de l’IPBES, le Britannique Robert Watson. «Nous sommes en train d’éroder les fondements mêmes de nos économies, nos moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, la santé et la qualité de vie dans le monde entier. » Mais, ajoute-t-il, « il n’est pas trop tard pour agir, mais seulement si nous commençons à le faire maintenant à tous les niveaux, du local au mondial ».

SOURCE : Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) - Mai 2018

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80% des insectes ont disparu en Europe en 30 ans !

« Cette disparition en masse des insectes est alarmante, d’autant plus que les relevés ont été réalisés dans des aires naturelles protégées », concluent les auteurs de l’étude. « Cette perte de biomasse doit avoir un effet en cascade sur les tous les autres niveaux de la chaîne alimentaire et nombreux autres effets sur l’écosystème. »

SOURCE : Étude internationale réalisée par une équipe de chercheurs de l’université Radboud aux Pays-Bas - Octobre 2017

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30% des oiseaux ont disparu en France en 15 ans !

Le biologiste Romain JULLIARD (Chercheur en Biologie au MNHN) de préciser « Lorsque les oiseaux déclinent, comme ils sont en bout de chaine, cela indique que toutes les autres espèces en font de même ». Les causes de cette disparition alarmantes, seraient liées aux pesticides, insecticides néonicotinoïdes qui tuent les insectes, ressources alimentaires essentielles, autant qu’ils empoisonnent les oiseaux. Et le chercheur de conclure – « Nous devons aller vers un changement de paradigme : Incorporer la biodiversité sauvage dans le modèles économique des exploitations agricoles ».

SOURCE : MNHN (Muséum National d'Histoire Naturel) et CNRS - Mars 2018

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75% des sols sont dégradés au niveau mondial (60% en France) !

En raison d’une pression sur les ressources naturelles de la planète "sans précédent".

Si rien n’est fait, c’est plus de 90 % de la planète qui se trouvera en très mauvais état d’ici 2050. 

SOURCE : Atlas de Désertification 2018 - Commission Européenne

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60% des mammifères sur Terre sont des animaux d'élevage,

36% des humains,

et 4% (seulement) des animaux sauvages...

... qui pour une bonne partie vivent reclus, parqués dans des réserves, des parcs nationaux ou des zoos...

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65 milliards d'animaux sont tués chaque année pour finir dans nos assiettes...

soit près de 2 000 animaux par seconde !

Les impacts sont gigantesques : émission de gaz à effet de serre, réchauffement climatique, déforestation, destruction des habitats, pollution de la terre et de l'eau, immense consommation d’eau potable...

La production de viande a été multiplié par 5 en 50 ans.

Évolution de la consommation annuelle en kg par habitant·e :

43 kg / an dans le monde et 89 kg / an en France

(soit 2x plus que nos grands-parents et 3x plus que nos arrières-grands-parents)

La consommation de viande (ou l'élevage intensif, c'est pareil) a des impacts dramatiques sur la planète : émission de Gaz à Effet de serre, réchauffement climatique, pollution des sols, des cours d'eau et des océans (acidification), déforestation, destruction des habitats et donc diminution de la biodiversité, énorme consommation en eau potable (70%) et en produits de l'agriculture (70%)...

Stopper complètement la consommation de viande est peut-être la toute première solution pour inverser la tendance de la destruction des écosystèmes !

L'abattage des animaux pour fournir de la viande représente 323 milliards de kilos / 323 millions de tonnes (vs. 44 milliards de kg ou 44 millions de tonnes en 1950) selon la FAO qui prévoit 110 milliards d'animaux tués chaque année en 2050...

SOURCE : FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) - 2017

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... et 950 milliards de poissons !

Dont 35% ne sont même pas consommés...

Évolution de la consommation annuelle en kg par habitant·e :

9 kg / an en 1961 (nous étions alors 3 milliards) > 20,5 kg / an en 2017 (7,5 milliards d'humais)

À ce rythme complètement dément, les océans seront "vides" en 2048 (il y aura alors plus de plastic que de poissons),

c'est à dire qu'il restera tellement peu de poissons que la pêche sera interdite.

90% des baleines et 90% des requins ont déjà disparus.

Le phytoplancton (qui produit 50 à 85% de l'O2 de la planète) est gravement en danger.

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Les 70 000 navires de la flotte de pêche industrielle couvrent au moins 55% des mers.

Et près de 75% des principaux stocks de poissons sont aujourd'hui épuisés ou surexploités.

Au rythme actuel, les océans seront considérés comme "vides" en 2048.

Il y aura alors plus de plastique que de poissons dans les océans et la pêche sera interdite...

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Épuisement des ressources en eau

L’accès à l’eau est un enjeu mondial majeur pour les populations, que ce soit en termes de santé, d’alimentation ou de lutte contre les inégalités. Il s’agit de l’un des 17 objectifs considérés comme prioritaires (ODD) pour permettre un développement durable au niveau mondial selon l’ONU. C’est aussi une ressource primordiale pour l’économie. ​

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80% de la population mondiale est exposée à des risques de pénurie

SOURCE : Étude "Global Threats to human water security and river biodiversity" publiée dans Nature - 2010

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En 2019, 40% de la population du globe n'a pas accès à de l'eau propre et potable.

En 2030, 40% de la demande mondiale en eau ne sera pas couverte...

En 2050, 240 millions de personnes devraient rester sans accès à l'eau potable

et 1,4 milliard n’auront pas accès à l'assainissement de base.

40% de la population mondiale vit actuellement dans des bassins hydrographiques soumis à un stress hydrique élevé, et que la demande en eau augmentera de 55% d’ici 2050

SOURCES : Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) - Mai 2018 et OCDE - Juin 2015 

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En 2040, 1 pays sur 5 dans le monde devra faire face à de sévères pénuries d’eau.

Le Moyen-Orient sera la région la plus touchée par les futures crises de l’eau : 14 des 33 pays qui sont nommés comme étant les plus exposés au monde se trouvent dans cette zone du globe. Le Bahreïn, le Koweït, la Palestine, le Qatar, les Émirats Arabes Unis, Israël, l’Arabie Saoudite, le Sultanat d’Oman, et le Liban sont ces pays en danger de pénurie d’eau alors que certains sont déjà très touchés. 

De 40 à 70 % d’ici à 2040 : voici l’évolution de la gravité des tensions actuelles autour de l’eau dans le sud-ouest des États-Unis et la province de Ningxia en Chine. En effet, les États-Unis et la Chine (ainsi que l’Inde) seront ces pays à grande influence économique qui seront de plus en plus touchés par de graves problèmes liés à l’eau. Ce manque d’eau chronique impactera également des pays comme l’Australie, l’Indonésie, les Philippines, la Mongolie, la Namibie, l’Afrique du Sud, le Botswana, le Chili et les pays du Maghreb.

SOURCE : World Ressources Institute (WRI) - 2015

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Pour repousser l'inéluctable "Day Zero", les 4 millions d'habitant·e·s de la ville du Cap (Afrique du Sud) sont rationné·e·s depuis février 2018 : 50 litres par personne par jour

Depuis le 1er février, chaque habitant a droit à 50 litres du précieux liquide, à la fois pour boire mais aussi pour se laver, cuisiner, faire la lessive… Pas une goutte de plus. À titre de comparaison, un Américain consomme en moyenne 300 litres par jour, un habitant de Dubaï ‘’se contente’’ lui de 500 litres tandis qu’un Français consomme environ 150 litres. Outre les restrictions coercitives pour les habitants, les autorités mettent en place d’autres mesures afin de limiter l’impact d’une pénurie maintenant quasi-certaine. Des opérations de forages dans les nappes souterraines ont été menées par la municipalité dans l’optique de pomper le très recherché « or bleu ». De plus, 200 points de distribution d’eau ont été aménagés à travers toute la métropole du Cap. Pour autant, le dispositif semble bien insuffisant pour espérer rationner, même en quantité minimale, l’ensemble de la population d’une si grande ville. Et avec si peu de points de rationnement, les habitants risquent de se marcher les uns sur les autres. La situation orageuse, couplée aux tensions déjà pesantes, risque de devenir rapidement ingérable. 

Depuis 2015, l’Afrique Australe est en état de sécheresse historique. Malgré de fortes précipitations durant l’été 2017 dans la région, El Niño a bouleversé le rythme des pluies en déplacement les précipitations vers l’est. Aucune goutte de pluie n’a touché le sol du Cap depuis bien longtemps. Résultat : les réserves d’eau sont tombées au-dessous de 27 % de leur capacité. C’est un fait avéré, les robinets Captowniens sont sur le point de s’assécher. Une conséquence directe et dramatique du dérèglement climatique. 

SOURCE : Le Monde - Janvier 2018

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70 % des prélèvements mondiaux en eau proviennent de l'agriculture/élevage

et 19 % de l’industrie.

SOURCE : CDP - Mars 2019

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La production d’1 kg de bœuf absorbe 13 500 litres d’eau et 10 kg à 25 kg de céréales !

1 kg de riz = 1 400 litres, 1 kg de blé = 1 200 l et 1 kg de maïs = 700 l.

SOURCE : FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) - 2017

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Malgré les risques de stress hydrique, les grandes entreprises consomment de plus en plus d'eau...

En 2018, les entreprises (secteur extractif, énergétique et pharmaceutique principalement) ont déclaré 38 milliards de dollars de pertes financières liées à l’eau. 

Les conséquences sociales de la multiplication des crises liées à l’eau pourraient être désastreuses : 

3 emplois sur 4 dans le monde dépendent d’un approvisionnement fiable en eau.

Les grandes entreprises sont conscientes des risques de stress hydrique, renforcés notamment par le changement climatique mais aussi les conflits et la pression démographique. Le trois-quarts des entreprises sollicitées par la plate-forme mondiale estime ainsi être exposées à "des risques substantiels liés à l’eau" comme sa raréfaction ou la dégradation de sa qualité. Ces dommages pourraient perturber leur production, peser sur sa qualité et la réputation des marques et/ou de l’entreprise et, in fine, leur faire perdre leur licence d’exploitations dans certaines régions. Les crises liées à l’eau sont d’ailleurs l’un des risques majeurs pesant sur l’économie identifié par le rapport de référence Global Risk du Forum économique mondial. Et ce, depuis plusieurs années déjà. De plus en plus d’entreprises ont commencé à prendre des engagements et des actions pour réduire leurs prélèvements d’eau. Mais cela reste insuffisant. Car sur les trois dernières années, de plus en plus d’entreprises avouent avoir augmenté ces mêmes prélèvements. Une tendance particulièrement prononcée en Asie et en Amérique latine, dans les secteurs de l’alimentation, des boissons, de l’agriculture, de la manufacture et de l’extraction minière, souligne le CDP.

SOURCE : CDP - Mars 2019

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Pollution & Dégradation totales

(air, terre, eau, espace)

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Le taux de CO2 (dioxyde de carbone) dans l'atmosphère 

a atteint 415,26 ppm (parties par millions) le 11 mai 2019.

Cette mesure est la plus élevée depuis au moins 800 000 ans,

et probablement depuis plus de 3 millions d’années.

Pour mémoire, le taux moyen de CO2 dans l’air était de 393 ppm en 2012 et 400 ppm en avril 2014 dans tout l’hémisphère nord, soit 0,04 % de la composition de l’atmosphère. Les niveaux de dioxyde de carbone ont ainsi augmenté de près de 50 % depuis la révolution industrielle. 

SOURCE : Observatoire Mauna Loa d'Hawaï - 2019

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La pollution atmosphérique est responsable de 9 millions de décès prématurés par an.

800 000 en Europe et 67 000 en France !

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Selon cette étude publiée le 12 mars 2019 dans l’European Heart Journal, la revue médicale de la Société européenne de cardiologie, les vrais chiffres sont deux fois supérieurs aux dernières estimations officielles. Ainsi, la pollution de l’air serait à l’origine d’environ 800 000 morts prématurées en Europe chaque année (contre 422 000 estimées jusqu’à présent). Et ce sont près de 9 millions d’individus tués au niveau mondial alors que l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) tablait sur 4,5 millions de morts. « Pour mettre ces résultats en perspective, cela signifie que la pollution de l’air fait plus de morts chaque année que le tabac, responsable de 7,2 millions de décès selon l’OMS », commente l’un des auteurs, Thomas Münzel, de l’université de Mayence (Allemagne), qui fait remarquer qu’« on peut éviter de fumer, pas de respirer un air pollué. »

SOURCE : Étude réalisée par l’équipe de chercheurs allemands de l’Institut Max-Planck de chimie et publiée  dans l’European Heart Journal, la revue médicale de la Société européenne de cardiologie - Mars 2019

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Aujourd'hui, 75% de l'environnement terrestre, 40% de l'environnement marin et 50% des cours d'eau présentent des signes importants de dégradation

Ecosystèmes ravagés, eau polluée, air vicié, des centaines de milliers d'espèces menacées d'extinction : « une grande partie de la nature est déjà perdue et ce qui reste continue à décliner ». C'est le constat alarmant dressé par des experts de l'ONU réunis à Paris. Les hommes exploitent et polluent la nature plus que jamais dans l'histoire, notent ces scientifiques après une semaine de discussions. Plus de 40% des terres sont désormais agricoles ou urbaines et seulement 13% des océans et 23% des terres sont encore classés comme «sauvages», dans des endroits souvent très reculés ou improductifs. «Plus d'un tiers des terres et trois-quarts des ressources en eau sont utilisés pour la production agricole et l'élevage », poursuit le texte. Mais la dégradation des sols a réduit la productivité agricole sur plus de 20% de la surface terrestre, affectant plus de 3 milliards de personnes.

SOURCE : Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) - Mai 2018

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Plus de 80% des eaux usées de la planète sont déversées dans l'environnement sans traitement et dans le même temps « 300 à 400 millions de tonnes de métaux lourds, de solvants, de boues toxiques et autres déchets sont rejetés dans les eaux chaque année ».

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100 entreprises sont responsables de 70% des émissions mondiales de Gaz à Effet de Serre

SOURCE : Rapport de l'ONG Carbon Disclosure Project (CDP) réalisé en collaboration avec le Climate Accountability Institute (CAI) à partir de données publiques de 1988 à 2015

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L'élevage de bétail est responsable de 14,5% des émissions de Gaz à Effet de Serre

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Cette activité émet environ 7 milliards de tonnes de CO2 par an, soit plus que les Etats-Unis et la France réunis. La production et la transformation des aliments pour les bêtes représentent 41 % des émissions attribuées à l’élevage ; la fermentation entérique (les rots) 44 % ; et 10 % sont dues au stockage et au traitement du fumier. Le reste est attribuable au transport de la viande produite.

SOURCE : FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) - 2013

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8 millions de tonnes de plastique finissent chaque année dans l’Océan…

soit le contenu d’un camion poubelle déversé chaque minute !!!

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8 millions de mégots sont jetés chaque minute dans le monde !

250 000 en France (40 milliards par an) !

Un mégot met 15 ans pour se dégrader et pollue 500 litres d’eau… il contient en effet 4 000 substances chimiques (nicotine, phenol…).

66% des mégots finissent dans la nature, sur les trottoirs et dans les égouts.

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Réchauffement climatique

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Alors que l'Accord de Paris (COP 21) vise à maintenir le réchauffement climatique sous la barre des 1,5° à 2°C maximum par rapport à l'ère pré-industrielle,

la température terrestre a déjà augmenté d'1,2°C...

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La dernière période de réchauffement (avant celle que nous connaissons actuellement)

s'est caractérisée par une augmentation de 5°C en 5 000 ans, soit 0,1°C par siècle...

2030 : Pics de chaleur à 45°C dans le Nord et l'Est de la France*

2050 : Pics de chaleur à 50 voire 55°C dans le Nord et l'Est de la France*

2100 : Plus 3 à 5°C en moyenne sur le globe, soit 6-8 à 10-12°C de plus sur les continents

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Les scientifiques (et notamment Vincent Mignerot ou Jean-Marc Jancovici) s'accordent aujourd'hui sur cette fourchette.

Or, en 50 ans à peine, la température terrestre a déjà augmenté d'1°C. 

À Strasbourg, la température moyenne a augmenté d'1°C entre 2000 et 2017.

Et dire que certain·e·s croient encore qu'il est possible de limiter le réchauffement à 1,5° (L'Accord de Paris de la COP 21) ou 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle...

*SOURCE : selon Jean Jouzel, Climatologue et Glaciologue, ex Vice-Président du GIEC de 2002 à 2015

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2018 fut la 3ème année la plus chaude après… 2017 et 2016 !

Une température record de 32°C a été enregistré au cercle polaire le 17 juillet 2018

et une autre de 31,2°C le 11 mai 2019.

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1 degré d'augmentation

  • 10% de rendement agricole en moins

  •  20 à 40% de risque en plus d'affrontements armés

  • augmentation des risques de famine et de maladie/épidémie

  • environ 2 mètres supplémentaires d'élévation du niveau de la mer (à partir de 2°C)

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Les compagnies pétrolières

dépensent chaque année 200 millions de dollars en lobbying contre le climat !

Soit 1 milliard de dollars entre l'Accord de Paris de 2015 et ma 2019...

Les principales sources de financement du lobbying contre les mesures favorables au climat viennent des géants pétroliers, indique l’organisation influenceMap. Cette dernière a compilé les données issues des registres des lobbys, des rapports annuels, communiqués et documents internes, ainsi que les campagnes sur les réseaux sociaux. D’après le rapport, ces compagnies dépensent chaque année environ 200 millions de dollars pour leur lobbying. Depuis l’accord de Paris de 2015, leurs dépenses totales de lobbying climatique avoisinent le milliard de dollars.

*SOURCE : Étude influenceMap (2019)

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Fonte des glaces et Élévation du niveau de la mer

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La calotte glaciaire en Arctique (Pôle Nord) a perdu 20% de sa surface en 30 ans.

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Montée des eaux en m et nombre de personnes touchées

en fonction de l'élévation de la température terrestre :

4,7 m si si + 2° > 280 millions de personnes
6,4 m si + 3 ° > 400 millions de personnes
8,9 m si + 4° > 600 millions de personnes

Les régions côtières abritent plus de la moitié de la population mondiale...

Pays à risque : Chine, Inde, Bangladesh, Vietnam, Indonésie, Japon, Etats-Unis, Philippines, Egypte, Brésil, Thaïlande, Birmanie, Pays-Bas… 

Villes à risque : Hongkong, Calcutta, Dacca, Jakarta, Shanghaï, Bombay, Hanoi, Rio, Buenos Aires, New York, Tokyo, Vancouver, Rio, Sidney...

SOURCE : Étude de l'institut de recherche Climate Central - 2015

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Au Groenland, les glaces fondent aujourd'hui 6 fois plus vite que dans les années 80 !

286 Giga tonnes par an depuis 2010 contre 47 dans les années 1980.

« Quand on regarde sur plusieurs décennies, il vaut mieux s'asseoir sur sa chaise avant de regarder les résultats, parce que ça fait un petit peu peur de voir à quelle vitesse ça change », lâche à l'AFP le glaciologue Français Eric Rignot, professeur à l'Université de Californie à Irvine, coauteur de l'étude avec des collègues en Californie, à Grenoble, Utrecht et Copenhague.

SOURCE : PNAS (Académie américaine des sciences) - Avril 2019

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Démographie et migrations climatiques

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Il nous a fallu 200 000 ans pour atteindre 1 milliard d'humains (en 1800).

Et seulement 200 ans pour atteindre 6 milliards en 2000 et 7 milliards en 2011 !

Nous pourrions être 9,8 milliards en 2050 et 11,1 milliards en 2100 à moins que...

La population mondiale s'accroit quotidiennement de 243 835 personnes

et annuellement de 89 millions !

De 6 000 à 5 000 ans av. J.-C., la population mondiale est estimée varier entre 6 et 8 millions d'humains. Passée de 100 millions à l'âge du bronze à 200 millions d'individus au Moyen Âge, c'est surtout à partir du XIXe siècle que l'accroissement démographique devient exponentiel avec les progrès économiques et sanitaires ; auparavant seuls 2 des 6 enfants qu'une femme mettait en moyenne au monde survivaient jusqu'à l'âge de la procréation.

En 2015, le taux d’accroissement démographique de la population mondiale est de 1,2 % annuellement. Ainsi, la population mondiale s’accroît quotidiennement de 237 000 personnes et annuellement de 86 millions de personnes.

À l'échelle mondiale, le taux de croissance démographique s'est néanmoins graduellement atténué depuis les années 1970, après un pic dans les années 1960, avec plus de 2,0 % par année6. Le rythme de croissance de la population est hétérogène, variant fortement selon les pays et régions.

SOURCE : American Museum of Natural History - 2016 + ONU + Wikipedia

Pour suivre l'évolution en temps réel : https://www.worldometers.info/fr/

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Le changement climatique pourrait pousser entre 250 millions et 1 milliard de personnes à migrer d’ici 2050.

Un rapport de la Banque mondiale de mars 2018 évoque 143 millions de migrants climatiques d'ici à 2050 et l'ONU chiffre même ces futurs flux à 250 millions de personnes sur la même période. Ces populations seront contraintes de quitter leur région en raison des conséquences directes du changement climatique (stress hydrique, baisse des rendements agricoles, manque de nourriture, inondations, vagues de chaleur, sécheresses, cyclones, etc.) mais aussi des conflits qui en découleront.

Certains États politiquement instables sont déjà en proie à des tensions en lien avec le changement climatique, telles que le conflit pour l'accès aux terres fertiles et aux réserves d'eau potable qui a nourri la guerre au Darfour, ou encore la crise en Syrie. Les sécheresses successives ayant chassé les Syriens ruraux vers les villes ont accentué l'instabilité sociale et favorisé l'éclatement du conflit à l'origine de l'un des plus importants flux de migrants actuels.

Ancien Responsable de la recherche sur le climat de la NASA, James Hansen explique que si la dépendance aux combustibles fossiles augmentera indéniablement le niveau de la mer de plusieurs mètres en seulement 50 à 150 ans, les régions côtières seront inondées et nombre d’îles disparaitront. Lorsqu’on sait que ces mêmes régions côtières abritent plus de la moitié de la population mondiale, un petit paquet de monde, autant dire que ça va être le bordel.

« Avec les migrations massives inévitables et les implications économiques qu’elles soulèvent, le monde pourrait devenir pratiquement ingouvernable, il me semble ».

SOURCE : ONU + G7 des ministres de la Santé (novembre 2017) + James Hansen, ancien responsable de la recherche sur le climat de la NASA (juillet 2017) + ONG britannique Christian Aid (mai 2007) + The Lancet Countdown (2018)

 

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Inégalités sociales

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Les 26 personnes les plus riches de la planète détiennent autant

que la moitié la plus pauvre de l'humanité, soit 3,8 milliards d'individus !!!

En 2018, la fortune des milliardaires a augmenté de 900 milliards de dollars, soit 2,5 milliards de dollars par jour.

Banco pour les milliardaires. Depuis la crise de 2008, la fortune des élites a atteint des sommets. Le nombre de milliardaires a presque doublé : une personne est devenue milliardaire chaque jour entre 2017 et 2018. Alors que les personnes les plus riches n’ont jamais amassé autant d’argent, la moitié de l’humanité peine à s’extirper d’une situation de pauvreté extrême et vit avec moins de 5,50 $ par jour.

SOURCE : Rapport annuel sur les inégalités OXFAM 2019 

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Pour chaque dollar de recette fiscale, seulement 4 centimes proviennent de la fiscalité sur la fortune. Dans certains pays, les 10% les plus pauvres paient proportionnellement plus d'impôts que les 10% les plus riches.

Des richesses sous-taxées. Alors que la fortune des plus privilégiés connaît un essor fulgurant, ils sont également soumis aux taux d’imposition les plus bas depuis des décennies, tout comme les multinationales dont ils sont les propriétaires. En parallèle, les citoyen-ne-s lambda se voient obligé-e-s de payer des impôts disproportionnés. Lorsque les gouvernements ne font pas payer leur juste part d’impôts aux plus riches, moins de ressources peuvent être affectées à des services essentiels tels que la santé et l’éducation, ce qui renforce les inégalités et la pauvreté.

SOURCE : Rapport annuel sur les inégalités OXFAM 2019 

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262 millions d'enfants n'ont pas les moyens d'aller à l'école.

Des services publics sous-financés. Au même moment, les services publics pâtissent d’un manque de financement chronique, ou sont sous-traités à des entreprises qui en excluent les moins privilégiés. L’accès à une éducation décente et à des soins de santé de qualité est devenu un luxe que seules les personnes les plus riches peuvent s’offrir dans de nombreux pays. Cela a des répercussions graves sur le futur de nos enfants et les opportunités qu’ils auront de vivre longtemps et dans de bonnes conditions.

SOURCE : Rapport annuel sur les inégalités OXFAM 2019 

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Tous les jours, 10 000 personnes meurent

du fait d'un manque d'accès à des soins de santé abordables.

Exclus d'une vie meilleure. Dans la plupart des pays, être fortuné permet de vivre plus longtemps et en meilleure santé. Être pauvre, au contraire, est synonyme de mauvaise santé et d’espérance de vie plus courte. Dans les communautés pauvres, celle-ci est dix à vingt plus courte que dans les quartiers aisés. Dans les pays en développement, un enfant d’une famille pauvre a deux fois plus de chance de mourir avant l’âge de cinq ans qu’un enfant d’une famille fortunée.

SOURCE : Rapport annuel sur les inégalités OXFAM 2019 

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Les hommes possèdent 50% de richesses mondiales en plus que les femmes

et dirigent plus de 86% des entreprises.

Les inégalités sont sexistes. Lorsque les services publics sont négligés, tout le monde est affecté, mais ce sont les femmes et les filles qui en souffrent le plus. Les filles sont déscolarisées en premier lorsqu’il devient impossible de payer leur éducation, et les femmes accumulent les heures de travail non rémunéré passées à s’occuper de leurs proches malades lorsque le système de santé est défaillant. La prospérité de notre économie repose étroitement sur la contribution colossale, bien que non reconnue, apportée par les femmes en matière de travail de soin non rémunéré.

SOURCE : Rapport annuel sur les inégalités OXFAM 2019 

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