Attention aux fausses solutions !

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Attention

aux fausses solutions !

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Énergies renouvelables, capitalisme vertueux, géoingénierie,

colonisation de Mars... et si nous étions un peu sérieux !

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Remplacer les énergies fossiles par les fameuses énergies "renouvelables"

est impossible et... hautement toxique pour notre planète.

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Lorsque nous imaginons remplacer les énergies fossiles, nous pensons spontanément aux énergies "vertes" ou "propres", les fameuses énergies renouvelables. Elles seraient LA solution à tous nos problèmes. Elles permettraient notamment de réduire considérablement nos émissions de GES (Gaz à Effet de Serre) afin d’atteindre la neutralité carbone tout en favorisant la création de millions d’emplois. Fantastique, non ?

NON, car contrairement à ce que l’on pourrait spontanément penser, aucune énergie ne s'est jamais substituée à une autre... elles s'additionnent, comme le démontrent avec brio Jean-Marc Jancovici et Vincent Mignerot dans leurs différentes interventions. Ainsi le mix énergétique global mondial n’a pas évolué depuis les années 1980 ! Il est toujours de 80% d’énergies fossiles pour 20% d’énergies renouvelables.

NON, aucune énergie n'est réellement "verte", ni "propre" !

En effet, si le soleil ou le vent sont bien « renouvelables », il n’en est rien des métaux rares qui entrent dans la composition des panneaux photovoltaïques, des éoliennes ou des batteries des voitures électriques. Et pour ne rien arranger, l’exploitation de ces métaux rares est catastrophique pour l’environnement… car pour séparer ces métaux en infime quantité de la roche non exploitable, il faut de très grandes quantités de solvants chimiques rejetés dans la nature... À la fin du XXème siècle, face aux trop grands risques de pollution des sols et de rivières aux États-Unis ou en France, nous avons stoppé l'extraction de ces métaux rares. C'est alors que la Chine et la République démocratique du Congo s'en sont emparés, au détriment de leur environnement... et de celui de la planète... La Chine a fait de l’extraction/exploitation des métaux rares un formidable moyen de pression économique sur l'ensemble du monde (elle s'en est déjà servie en 2010), avant peut-être des guerres comme il y en a eu tant pour le pétrole... D’ailleurs, pour ne rien gâcher, ces métaux entrent également dans la composition des armes les plus sophistiquées.

N’oublions pas non plus que les différentes opérations de l'extraction des métaux à la fabrication des panneaux photovoltaïques, des éoliennes et des batteries électriques, en passant par l'acheminement, sont très énergivores et donc dépendantes... du pétrole !!!

Et pour finir, ces métaux ne sont pas recyclés ou si peu (- de 1%) ... Les appareils qui en utilisent, comme nos joujoux électroniques par exemple, finissent bien souvent dans des décharges à ciel ouvert au Ghana...

Et NON, comme le disent si bien Pablo Servigne et Raphaël Stevens dans leur livre "Comment tout peut s'effondrer" : « les énergies renouvelables n'ont pas assez de puissance pour compenser le déclin des énergies fossiles, et il n'y a pas assez d'énergies fossiles (ou minerais) pour développer massivement les énergies renouvelables de façon à compenser le déclin annoncé des énergies fossiles. »

Lorsque les métaux rares seront épuisés à leur tour, où que nous n'aurons plus de pétrole pour aller les chercher et les acheminer... il nous faudra dire adieu au photovoltaïque, à l’éolien comme à tous les composants électroniques et donc à nos jolis joujoux : smartphones, tablettes, ordinateurs et autres enceintes connectées… KO Google !

Guillaume Pitron, journaliste et auteur du livre "La guerre des métaux rares" 

France 24 - avril 2018

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RSE, B Corp et autres entreprises à mission = "Greenwashing" à tous les étages !

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Oui, certain·e·s d'entre vous, chers·chères visiteurs·euses de ce site web, vont me trouver bien dur avec ces initiatives plus ou moins vertueuses.

Et pour cause !

Avec la meilleure volonté du monde, la politique de RSE (Responsabilité Sociale de l'Entreprise) ou de "développement durable" des multinationales les plus destructrices de notre planète et de la vie sur Terre, aussi formidablement engagée soit-elle, n'empêchera jamais Total de poursuivre la recherche de gisements d'hydrocarbures en creusant toujours plus profond, Bayer-Monsanto de lancer de nouveaux produits chimiques pires que le Glyphosate, Coca-Cola de transformer l'eau potable de pays, en situation de stress hydrique, en soda, Société Générale de spéculer sur le cours des matières premières ou Ferrero de contribuer à la déforestation en Asie du sud-est pour vendre toujours plus de pots de Nutella bourré d'huile de palme...

Ce Greenwashing a pour unique objectif de poursuivre la gigantesque entreprise de destruction massive en se donnant bonne conscience.

Le capitalisme et son triple moteur - croissance infinie, compétition toxique et hyper consommation destructrice - pose un double problème : insoutenabilité et donc incompatibilité avec la préservation de la vie sur notre planète.

Que certaines organisations soient labellisées "B Corp" ou "Entreprises à mission" relève selon moi de la même hypocrisie...

Seule une économie véritablement respectueuse des fragiles équilibres du système-Terre et limitée à l'échelle (hyper)locale - au sein d'une même ville ou tout au plus entre villes voisines - est acceptable.

Greenwashing : Werner Boote s'attaque aux pratiques d'entreprises qui se disent "durables" - Brut - Février 2019

Marketing vert : le grand maquillage (Intégrale)

Cash investigation - Juillet 2015

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Géoingénierie ou comment jouer aux apprenti-sorciers avec le climat !

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Géoingénierie... que se cache-t-il derrière cette dénomination pseudo-scientifique ?

Il s'agit de techniques diverses et variées de manipulation du climat (pour au final ne surtout pas remettre en cause nos activités les plus destructrices) :

  • Renvoyer une partie des rayons du soleil pour réduire le réchauffement climatique : "Solar Radiation Management" (SRM). La technique envisagée consiste à diffuser des particules réfléchissantes dans la stratosphère (soufre).

  • Capture du CO2 : "Carbone dioxide removal" (CDR). L'une des techniques imaginée est d'ensemencer les océans avec des particules de fer afin de stimuler le phytoplancton qui absorbe le CO2.

Attention aux effets collatéraux comme la réduction des précipitations (pour le SRM) et notamment la perturbation de la Mousson indienne avec des impacts directs sur les rendements agricoles et donc les ressources alimentaires des 2 milliards de personnes concernées... ou l'explosion de l'extraction de fer avec toute la pollution afférente (pour le CDR) et du coup une énorme production de CO2 destinée à... capter du CO2 !

Toutes ces solutions aussi délirantes les unes que les autres sont parfaitement expliquées dans l'excellente vidéo de la série DATAGUEULE.

La climatologue Amy Dahan, auteure du livre "Gouverner le climat ?" y explique que le seul et unique moyen réellement efficace pour capter le CO2 massivement est de... planter des forêts !!! Elle évoque ce qu'elle appelle le "Schisme de réalité" entre le discours (y compris celui du Giec) et les actes, entre ce même discours et la réalité du monde, et entre les temporalités.

Géoingénierie : dernier mirage avant la fin du monde

#DATAGUEULE 82 - Novembre 2018

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Coloniser Mars relève du pur fantasme !

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S'il n'y a plus suffisamment d'énergie sur notre planète, il nous suffit d'aller la chercher ailleurs, non ?

Il y aura toujours quelques fous qui vous diront que les météorites qui circulent à proximité de la Terre contiennent des ressources qu’il suffirait d’aller chercher… et d’autres complètement mégalos et totalement irresponsables qui vous feront miroiter une vie ailleurs… Mais ni la colonisation de Mars chère à Elon Musk (le patron de Tesla et SpaceX), ni la conquête de l’Univers promise par Jeff Bezos (le patron d'Amazon et Blue Origin) ne nous sauveront. Pour la simple et bonne raison que nous n'aurons tout bonnement pas l'énergie suffisante pour le faire, à l'exception peut-être de quelques dizaines de multi-milliardaires, et encore...

Et c'est plutôt heureux que ces délires soient hors de portée. Il ne manquerait plus que nous allions polluer d’autres planètes après avoir rendu la Terre, notre seule maison, inhabitable… Après tout, Yuval Noah Harari et Paul Jorion reconnaissent tous les deux à l’espèce humaine sa dimension colonisatrice et auto-destructrice.

Coloniser MARS - Les Dossiers de l'Espace - Janvier 2018

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Trêve de plaisanterie !

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Quel dommage que de trop nombreux cerveaux, parmi les plus brillants, qu'une énergie si précieuse (en compétences, expertise et temps) et que tant d'argent soient consacré·e·s à des projets stupides, anecdotiques ou inutiles comme toute la recherche en cours sur l'IA ou l'informatique quantique qui eux aussi se trouveront coupés dans leur élan par l'épuisement des ressources énergétiques. Sans parler de l'argent dilapidé à des fins destructrices comme le sauvetage des banques privées qui finiront par s'effondrer avec le Krach boursier imminent.

Si le climat était une banque, on l'aurait déjà sauvé ! (paternité inconnue)

Plusieurs milliers de milliards d'euros ont été dépensé pour sauver les banques suite à la crise des subprimes en 2008. L'argent existe. Il pourrait être bien mieux utilisé notamment pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique ou permettre le nettoyage, la préservation et la revitalisation de notre planète.

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