La religion

de la croissance infinie...

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La Religion

de la croissance infinie...

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« Celui qui croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. »

Kenneth Boulding, économiste

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L’un des mythes les plus puissants et les plus destructeurs est sans aucun doute celui de la croissance sans aucune limite.

Dans son livre "Petit manuel de résistance contemporaine", Cyril Dion (co-fondateur du mouvement Colibris et co-réalisateur du film « Demain »), présente « la religion de la croissance » comme le récit qui conditionne nos vies. Selon lui, « pour assurer cette croissance, il est indispensable que les citoyens occidentaux du XXIème siècle fassent marcher le commerce,  comme ceux du début du XXème devaient faire tourner l’industrie»

« Ce récit se traduit par la suite en architectures qui orientent la majeure partie de nos comportements quotidiens.

Elles constituent les cadres qui déterminent ce que nous « devons » faire ou ce que nous croyons choisir de faire. » 

Ces architectures sont au nombre de 3 : gagner sa vie (via un emploi qui assure un salaire), se divertir pour supporter le dur labeur (= passer un maximum de temps sur nos écrans et consommer un max) et les lois.

La dynamique d’ensemble est implacable. Pour vivre (alimentation, logement), consommer (vêtements, voiture(s), confort, loisirs, vacances…) et ainsi appartenir à la communauté, il faut de l’argent. Pour avoir de l’argent, il faut un emploi. Pour avoir un emploi, il faut un diplôme. Pour avoir un diplôme, il faut aller à l’école.

Or, l’école a été créé en France à la fin du XIXème siècle pour 2 raisons principales : former les écoliers pour qu’ils deviennent de bons petits soldats disciplinés pour les guerres à venir et de bons ouvriers respectant les directives de leur hiérarchie dans les usines de la révolution industrielle. Depuis la seconde Guerre Mondiale, l’école conditionne les individus dès leur plus jeune âge pour qu’ils deviennent de bons petits consommateurs. Il ne leur reste plus qu’à bien étudier pour décrocher un diplôme qui leur donnera accès à une emploi et à un salaire dont la vocation première est de consommer… la boucle est bouclée.

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DOMINIQUE BOURG : "LA COMPÉTITIVITÉ DÉGLINGUE LE VIVANT"

François Ruffin - Juillet 2018

Prêt à jeter - L'obsolescence programmée

Théma - ARTE - 2011

La croissance infinie est l’essence même du capitalisme

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La croissance se nourrit donc bien de l’hyper consommation rendue possible par l’argent que vous touchez grâce à votre emploi ou que vous empruntez auprès de votre banque. Vous ne le savez peut-être pas, mais l’emprunt est tout bonnement la première source de création d’argent à… 85%, les 15% restants proviennent de la Banque Centrale Européenne. L’argent est donc créé principalement par le crédit. Quand vous sollicitez 100 000 euros, votre banque ne vous prête pas 100 000 euros qu’elle a en réserves. Non, elle réalise un jeu d’écritures comptables pour alimenter (virtuellement) votre compte de cette somme. Vous avez alors une dette de 100 000 euros envers elle. Il ne vous reste plus qu’à travailler dur pour rembourser le capital. En remboursant votre emprunt, vous réduisez votre dette tout en « détruisant » l’argent correspondant. Dès lors que votre emprunt est remboursé, la ligne comptable – autrement dit l’argent prêté, votre dette – disparait.

Mais bien entendu, cette dette n’est pas gratuite. Elle est assortie d’un taux d’intérêt. Or, si le capital de l’emprunt souscrit correspond bien à quelque chose, l’appartement que vous achetez par exemple, les intérêts que vous allez rembourser eux ne correspondent à rien d’existant… Pour rembourser ces intérêts vous allez donc devoir créer de la richesse future, qui n’existe pas encore (création de biens, de services), et donc générer vous-même de la croissance.

Je donne ici la parole à l’un des économistes les plus éclairés au monde, Paul Jorion : « Lorsque l’on parle de croissance, il faut se souvenir que nos économies ne croissent pas juste pour le plaisir ou pour rendre tout le monde plus riche. Non : nos économies doivent croître pour payer les intérêts. Pourquoi ? Parce que les sommes qui permettent de verser les intérêts ne sont pas déjà présentes au sein du système financier : elles doivent être puisées dans une richesse nouvellement créée. »

Pour subvenir à la plupart de nos besoins, nous avons besoin d’argent. Pour que les échanges entre individus soient possibles, il faut que la masse d’argent qui circule dans le monde soit au moins constante, voire en augmentation. Et donc il faut a minima maintenir le niveau de dette constamment par de nouveaux crédits et donc de la consommation. Là où le système est d’une perversité absolue, c’est que nos gouvernements, la Commission de Bruxelles, le FMI nous rabâchent à longueur de temps qu’il faut réduire LA dette, alors même que s’il n’y a plus de dette (ou de crédit, c’est pareil)… il n’y a plus d’argent !!! Vous l’avez compris, personne n’a donc réellement intérêt à réduire la dette… Cela signerait l’effondrement du système et une banqueroute mondiale.

Le fonctionnement même du capitalisme est donc bien basé sur le crédit, la consommation et la croissance infinie avec pour conséquence directe une formidable concentration des richesses et forcément un accroissement lui aussi infini des inégalités. Dans son rapport annuel sur les inégalités dans le monde, Oxfam indiquait qu'en 2018, les 26 personnes les plus riches détenaient autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, soit 3,7 milliards d’humains…

 

Comme l’énonce clairement Cyril Dion : « l’essentiel de la création monétaire est assuré par des acteurs privés dont l’intérêt est de maximiser leurs profits et donc de démultiplier les crédits et de mettre en oeuvre toutes les stratégies possibles pour gagner plus d’argent avec de l’argent. » Résultat : 97% des mouvements d’argent sont spéculatifs. L’économie réelle ne représente que 3%. Cela conduit à la concentration des richesses par quelques uns. « Cette architecture nous contraint à une croissance infinie et à une guerre économique destinée à capter un maximum d’argent aux dépens des autres. »

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La croissance est une arme de destruction massive

pour la planète comme pour... l'emploi !

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Cette croissance effrénée, symbole du capitalisme triomphant, qui fut propulsée par le miracle économique des Trente glorieuses, est aussi toxique pour le climat que pour l’emploi.

Oui, la croissance infinie est à l’origine de la destruction de la planète, de la disparition de ses ressources, notamment énergétiques, et représente un danger absolu pour la biodiversité et donc l’humanité. 

 

Une croissance infinie dans un monde fini est une pure folie. Ce mythe est né au lendemain de la seconde guerre mondiale. Les Trente glorieuses furent synonymes de plein emploi et d’explosion de la consommation de biens et de services, boostée par l’or noir qui coulait à flots. Nous avons alors commencé à épuiser la Terre en la considérant comme un gisement de ressources. Comme le dit si bien Pierre Rabhi « d’une civilisation de ressources aux fins d’assouvir des besoins légitimes, liées aux nécessités indispensables à l’existence, on est passé à une pulsion irrépressible de posséder ».

« À la terre comme lieu de vie succède la terre comme gisement de ressources minérales, végétales et animales, à piller sans modération, tandis que le contexte naturel, à savoir l’écosystème planétaire tout entier, nous inviterait plutôt à une régulation de nos besoins, à une économie véritable mise au service de l’humain, dans le respect du vivant. » 

Oui, la croissance infinie est à l’origine de la destruction de l’emploi, de la disparition de millions de postes, et représente un danger absolu pour la société et donc la démocratie. Voilà une réalité tellement paradoxale qu’elle explique l’aveuglement coupable de nos élites politiques et économiques.

 

Pendant les Trente glorieuses le lien entre croissance exceptionnelle et plein emploi fut si fort qu’il a engendré un dogme puissant : chaque point de croissance s’accompagne inévitablement de x créations d’emplois. Combinez ce dogme à la fameuse « destruction créatrice » de Joseph Schumpeter et vous obtenez des convictions totalement absurdes aujourd’hui, soutenues par la quasi totalité des politiques et des économistes prétendument brillants.

 

La première de ces convictions absurdes est celle selon laquelle pour combattre le chômage, l’unique solution est le retour de la croissance qui s’accompagnerait forcément de création d’emplois. La seconde est celle selon laquelle l’automatisation/robotisation va créer plus d’emplois qu’elle ne va en détruire…

Bien loin d’être le moins mauvais des systèmes, le capitalisme est sans aucun doute le pire de tous. Et c’est dans sa dimension ultra-libérale qu’il est le plus destructeur. Il fallait bien toute l’ingéniosité humaine pour créer et adopter un système dont le carburant, la croissance infinie, est aussi mauvais pour la seule forme de travail véritablement promue et reconnue que pour notre grande maison.

 

Quand Croissance ne rime plus avec emploi

L’équation est si belle qu’elle en est devenue indéboulonnable dans l’esprit de nos élites. Il parait absolument évident que la croissance se traduit inévitablement par un investissement des entreprises pour lancer de nouveaux produits et services, grossir ou conquérir de nouveaux marchés, ces trois objectifs s’accompagnant naturellement de créations de postes.

 

Et bien non ! Depuis la fin du XXème siècle, ce n’est plus le cas pour au moins 2 raisons.

 

La première est liée à la nouvelle vague d’automatisation/robotisation. Selon Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, co-auteurs du livre « The Second Machine Age – Work, Progress, and Prosperity in a Time of Brilliant Technologies », un basculement qu’ils ont baptisé « grand découplage » s’est amorcé au début des années 2000 aux États-Unis : « les deux moitiés du cycle de la prospérité se sont séparées : l’abondance économique, incarnée par le PIB et la productivité, a continué à suivre une trajectoire ascendante, tandis que les revenus et les perspectives d’emplois pour les travailleurs classiques ont fléchi. »  Et selon nos deux spécialistes, la même tendance s’observe dans la plupart des pays développés.

 

Traduction : croissance et création d’emploi ne sont plus liées pour la simple et bonne raison que les « licornes » (5) de l’économie immatérielle de la connaissance Google, Apple, Facebook, Amazon, Netflix, AirBnB, Tesla, Uber… – s’appuient sur des effectifs humains réduits pour être extrêmement profitables. Et de leur côté, les usines du futur, les fameuses « usines 4.0 » sont entièrement automatisées…

La seconde raison a une origine comptable et financière aussi méconnue que mal appréhendée, notamment par les salarié·e·s victimes de plans sociaux (joliment baptisés plans de « sauvegarde de l’emploi » et c’est un ancien Consultant de BPI Group et de l’Apec qui vous parle !) que vous entendez régulièrement fustiger le paradoxe apparent de ces multinationales qui licencient massivement alors même qu’elles génèrent des bénéfices records.

C’est encore une fois Paul Jorion, qui explique le mieux la triste réalité dans son excellent livre « Le dernier qui s’en va éteint la lumière – Essai sur l’extinction de l’humanité » (Éditions Fayard, 2016). Il y raconte brillamment l’évolution de la comptabilité moderne du début du XIXème siècle à la fin du XXème. Dois-je rappeler ici, avant de le citer, que Paul Jorion, anthropologue et sociologue de formation, s’est fait connaitre mondialement pour avoir annoncé la crise des subprimes ?

 

« Par ailleurs, étant admis qu’il faut dans un contexte de production à la fois réunir des capitaux, fournir du travail et assurer la supervision de celui-ci, doit-on remettre en question la définition conventionnelle des rémunérations qui fait de celle du travail un coût – qu’il convient, dans une logique comptable, de minimiser -, alors que les versements des dividendes aux actionnaires et des bonus aux patrons sont vus comme des parts de profit – celui-ci devant être maximisé puisqu’il est considéré comme une contribution positive au PIB et dope donc la croissance ? Comptabiliser le travail comme coût et les dividendes et les bonus comme parts de profit est, en réalité, arbitraire : c’est l’expression d’un choix politique, caché derrière ce qui se présente comme n’étant qu’un détail insignifiant de technique comptable. Si ce choix politique pourtant stratégique nous est devenu invisible, c’est seulement que, étant au coeur de nos institutions, il apparaît comme une évidence dont l’origine semble se perdre dans la nuit des temps. »

Traduction aussi cruelle que crue : il vaut mieux rétribuer les actionnaires et les patrons (et je le souligne sans animosité particulière à leur égard puisque j’en suis un) que rémunérer trop d’employé·e·s ! Et notre ami Paul Jorion enfonce le clou : « Le court-termisme inscrit dans les règles comptables depuis les années 1980 n’est toutefois pas sans conséquences pour le processus démocratique. Il permet en particulier aux dirigeants des entreprises et à leurs actionnaires de s’attribuer des sommes qui ne se matérialiseront en réalité jamais, ou beaucoup plus tard, et donc de piller en permanence les fonds de l’entreprise pour se les partager. » Ceci au détriment des emplois…

Quand la destruction cesse d'être créatrice

 

Aux machines, le dur labeur, répétitif, épuisant et peu épanouissant, aux humains les activités agréables, créatives, passionnantes et stimulantes. Merci qui ? Merci Schumpeter ! Et oui, selon le célèbre économiste, toute révolution technologique, toute innovation majeure, s’accompagne d’une phase de croissance (créatrice d’emplois), suivie d’une phase de dépression (destructrice d’emplois) avec la disparition des entreprises « dépassées ». La « destruction créatrice » est donc la caractéristique du système capitaliste qui résulte du caractère discontinu des innovations.

 

Si par le passé, la création l’a généralement toujours emporté, en volume d’emplois, sur la destruction, la donne a changé avec la dernière étape de l’automatisation.

Pour vous en convaincre, je vous propose de répondre à 3 questions qui me taraudent :

 

1. COMMENT peut-on prétendre que la robotisation fulgurante va créer plus d’emplois qu’elle ne va en détruire ?

 

Nos élites n’accordent pas plus de crédit à l’inéluctable destruction massive d’emplois qu’à l’inévitable effondrement de notre société. Pourtant s’il y a bien un domaine dans lequel les études alarmistes d’éminents instituts se multiplient autant qu’en matière de dérèglement climatique, d’effondrement de la biodiversité ou d’épuisement des ressources de la planète, c’est bien celui-là. Ce n’est pas une ou deux, mais bien 6 études de renom au moins en 4 ans à peine qui annoncent la disparition de centaines de millions d’emplois : Université d’Oxford (« The Future of Employement: How susceptible are jobs to computerisation? », 2013), Roland Berger (2013), Gartner (2014), le Forum économique de Davos (« The Future of Jobs », 2016), MIT & Boston University (2017), McKinsey (2017)…

 

Pour ne rien arranger, la plus pessimiste est la toute dernière, celle de McKinsey Global Institute qui conclut que 800 (oui… 800 !) millions de personnes dans le monde sont menacées de perdre leur emploi d’ici 2030 ! C’est ni plus ni moins qu’1/5ème de la main-d’oeuvre mondiale actuelle. Et l’institut recommande aux gouvernements d’intervenir de façon importante pour aider les citoyens victimes de ces évolutions et éviter les risques graves de troubles sociaux.

 

Et il est essentiel de rappeler que parmi les millions d’emplois susceptibles de disparaitre, ces études indiquent toutes que tous les métiers seront concernés, y compris les journalistes, les avocats et notaires ou mêmes certaines professions médicales comme les chirurgiens…

 

Le plus drôle ou consternant (c’est selon), c’est que les aficionados de Schumpeter ne citent qu’une seule étude, celle de l’OCDE de 2016 (seuls 9% des emplois seraient réellement menacés), bien plus sérieuse à leurs yeux que l’étude alarmiste des chercheurs Carl Frey et Michael Osborne de l’Université d’Oxford qui en 2013 évaluait les emplois menacés à 47%.  J’en profite au passage pour indiquer qu’à la seule échelle de la France, l’automatisation de 9 % des emplois se traduirait par quelques 2 millions de chômeurs supplémentaires… une broutille ! Il est à noter que dans son nouveau rapport d’avril 2018, l’Organisation de Coopération et de Développement Economique revoit sa prévision de 2016 à la hausse : 14 % les emplois hautement automatisables…

 

Et je ne préfère pas perdre trop de temps à déconstruire ici l’inconséquence de celles et ceux qui appuient leur raisonnement sur le fait (purement conjoncturel) que les pays dans lesquels la robotisation est la plus développée serait ceux où le chômage est le plus faible. Ou comment confondre corrélation et causalité !

2. COMMENT peut-on sérieusement soutenir que l’automatisation de certaines tâches va libérer les personnes qui les réalisent pour leur permettre de consacrer leur temps et leur énergie à des activités à plus haute valeur ajoutée, plus intellectuelles, plus créatrices et plus relationnelles ?

Quelle hypocrisie ! Cet argument est aussi habile que malhonnête et pourtant il continue d’être utilisé par les fabricants de robots et les sociétés qui créent des chatbots ou développent des IA.

 

Ce raisonnement fut tenu au XIXème siècle, lorsque les machines soulagèrent les humains d’un travail manuel pénible, sale et dangereux. Idem au XXème siècle, lorsque les machines soulagèrent les humains de transactions, de services et de tâches administratives répétitives, monotones et sans intérêt. Comment peut-on encore chercher à duper les personnes concernées à l’ère de la « 3ème grande période de l’automatisation » ((Julia Kirby et Thomas H. Davenport), celle du XXIème siècle qui voit les machines en capacité de prendre des décisions et de faire de meilleurs choix que les humains de manière fiable et rapide ?

 

Sérieusement… avez-vous déjà vu un·e caissier·ère de supermarché devenir conseiller·ère auprès des client·e·s pour leur indiquer les meilleurs produits, leur apprendre à lire une étiquette ou à comprendre la différence entre un vin bio et un vin nature ? Avez-vous déjà croisé un·e ex-vendeur·euse d’un multiplexe UGC ou MK2 reconvertie en critique cinématographique à la plume aiguisée ? Avez-vous déjà rencontré un ex-pompiste devenu un expert du sondage des sols capable d’identifier précisément l’endroit exact où forer pour extraire du pétrole (remarquez c’est de plus en plus difficile… LOL) ?

3. COMMENT peut-on imaginer qu’il suffirait de mettre le paquet sur la formation professionnelle pour optimiser l’employabilité des personnes exerçant des activités/métiers menacé·e·s de disparition ?

 

Transformer un cariste en aiguilleur de drones ? Facile ! Transformer un·e comptable en data scientist ? Easy ! Transformer un·e infirmier·ère en chirurgien·ne de la mémoire ?  No problemo ! Votre emploi disparait ? une petite formation et ça repart !

 

Non, la formation ne sera jamais une solution suffisante. Si l’on peut se former tout au long de sa vie et que c’est même une nécessité absolue pour cultiver son employabilité, je vous souhaite bon courage pour faire d’un·e journaliste un·e astrophysicien·ne ou d’un·e notaire un·e spécialiste de la nanomédecine… Sans oublier l’inévitable décalage dans le temps entre la création d’un nouveau métier et l’apparition des formations correspondantes surtout quand on imagine que 60 à 65% des métiers de 2030 n’existent pas aujourd’hui.

 

Bref, vous l’aurez compris (enfin j’espère), vous avez plus de chances de gagner au loto que de parvenir à inverser la courbe du chômage… qui va littéralement exploser dans les prochaines années.

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